Le bûcher... cette horreur!
Quand on est au courant des massacres qui suivaient habituellement un siège (ou les sièges), il me semble que les conditions de la reddition étaient étonnamment clémentes et avantageuses pour les assiégés!
Jugez vous-même : -Toutes les condamnations pesant sur les défenseurs de Montségur ont été amnistiées, même pour les participants à l'expédition d'Avignonet.
-Après les dépositions faites devant les inquisiteurs, les tribunal de l'inquisition a décidé que tous les soldats seraient libres.
Et ... la dernière décision...celle qui a tout changé!
-Tous les Cathares qui veulent abjurer la religion Cathare seront libres d'aller où ils veulent ... et ... ceux qui refusent d'abjurer seront brûlés vifs...
On trouve beaucoup d'écrits contenant beaucoup de suppositions sur ces deux semaines de trêve et au lieu de nous éclairer ces écrits nous laissent dans le doute avec pas mal de questions à la clé!
-Les habitants de Montségur, attendaient-ils des hypothétiques secours?
-Est-ce que ce délai avait été demandé pour que les croyants puissent recevoir le Consolamentum? -Préparaient-ils ou organisaient-ils une fuite? Certaines façons d'agir nous laisse supposer que tout n'est pas limpide!
Beaucoup de blessés, sentant leur fin approcher ont demandé à recevoir le Consolament ...
Mais, une fois le calme revenu...on pourrait aisément imaginer que les résidents du pog qui n'étaient pas encore Cathares se rendraient tout simplement puisqu'ils ne risquaient rien, l'amnistie était prononcée...et bizarrement ... on note un très grand nombre de personnes qui ont choisi de se convertir au Catharisme...
Que s'est-il vraiment passé dans cet endroit? (en vase clos) tous repliés sur eux-mêmes, ne comptant que sur leur compagnons de souffrances après presque une année de ce long siège.
Les Cathares qui ne voulaient pas abjurer, sachant qu'ils allaient mourir ont donné leur maigres biens à ceux qui vraisemblablement allaient survivre.
La trêve était terminée... Les soldats du roi ont pris possession du château, ils ont fait prisonniers sans aucune procédure, les Cathares qui refusaient d'abjurer leurs croyances hérétiques.
Puis ils se sont mis à construire un enclos qu'ils ont rempli de branchages et de bois...
Et ... 205 Cathares (225 selon certains chroniqueurs)... tous ... librement ... sans être forcés ou poussés...ils ont grimpé sur les échelles et se sont précipités dans les flammes de l'immense brasier... Tous... "mari et femme main dans la main, nobles, commerçants, civils, soldats ...tous unis dans la même foi et le martyre en un ultime "paratge".......... Parmi eux, il y avait :
Bertrand Marti et son fils mineur Pierre Sirven, l'évêque du Razès Raymond Agulher, les diacres Guillaume Déjean et Raymond de Saint Martin, l'épouse de Raymond de Péreille et Corba sa fille, Esclarmonde de Foix et sa belle-mère Marquesia de Lantar, Guillelme l'épouse de Béranger de Lavelanet.....
Et tant d'autres..... ils étaient plus de deux cents....