Perception
de la
religion Cathare.
En 1143, le clerc rhénan, Erverin de Steinfield fait un compte-rendu à son maître, Bernard de Clairvaux.
Il lui décrit avec précisions, les pratiques Cathares.
En voici des extraits...
Ils disent d'eux-même :
"Nous sommes l'Eglise parce que nous sommes les seuls à suivre le Christ et nous demeurons les vrais disciples de la vie Apostolique parce que nous ne cherchons pas le Monde et ne nous ne possédons ni maison ni champs ni aucun argent..."
D'eux-mêmes, ils disent :
"Nous pauvres du Christ, errant et fuyant de cité en cité...
Nous menons une vie sainte et très stricte, en jeûne et en abstinences, passant jour et nuit à travailler en ne cherchant à retirer de ce travail que ce qui est nécessaire à la vie..."
"Nous et nos pères, dans la lignée des apôtres, nous sommes demeurés..."
Ils disent que pour les distinguer de nous, le Christ a dit :
"C'est à leur fruits que vous les reconnaîtrez!"..., nos fruits à nous, sont les traces du Christ...
Dans leur repas ils s'interdisent tout lait, produits laitiers et tout ce qui est produit par coït...
Ils avouent publiquement aussi qu'ils baptisent et sont baptisés, non avec l'eau, mais dans le feu et l'esprit en invoquant le témoignage de Jean-Baptiste :
"Celui qui vous baptisera dans l'Esprit Saint et dans le feu...."
Quiconque ainsi baptisé s'appelle "l'élu" et il a le pouvoir de baptiser d'autres personnes qui sont dignes et de consacrer sa table, le corps et le sang du Christ.
Par imposition des mains, le Consolament est d'abord donné à ceux qu'ils appellent "auditeurs" parmi les croyants.
Les auditeurs peuvent participer aux prières jusqu'à ce qu'ils aient satisfait leur probation, puis ils deviennent des "élus".
"De notre propre baptême, ils n'ont cure...
Ils condamnent aussi le mariage, mais je n'ai pas pu leur faire dire pourquoi, soit qu'ils n'aient pas osé, soit plutôt qu'ils l'aient ignoré..."