Les croyances Cathares.
La religion chrétienne cathare.
Le Catharisme était un ordre chrétien sans Pape.
Il est incontestable que l'Eglise Romaine catholique porte l'entière responsabilité de l'élimination de l'Eglise des Cathares.
Le Catharisme se présentait comme une sorte de travail de recherche vers les Anciennes Traditions, un travail sur les Saintes Ecritures...
Comme un vieux rêve gnostique des premiers temps chrétiens, opposant Dieu et le Monde selon les termes de l'évangéliste Jean.
Ces croyants refusaient toute responsabilité et toute autorité à Dieu le Père, sur ce bas monde, dont Satan est le Prince et Rome l'Eglise.
Ils se basaient sur le dualisme latent du Nouveau Testament, une église chrétienne du "Royaume de Dieu qui n'est pas de ce monde" mais qui triomphera...
On peut comprendre cette église chrétienne qui niait l'enfer en sapant toutes les prétentions pontificales à régenter ce Monde au nom de Dieu.
Cette église chrétienne cathare condamnait l'esprit des Croisades, au nom de la non-violence évangélique.
Elle se moquait des "superstitions" de l'église catholique, comme le culte de la croix, des statues, des reliques ou des miracles,
Elle remplaçait la "magie" eucharistique de transsubstantiation par une simple Cène de pain béni.
Le christianisme Cathare proposait un modèle d'Eglise différent mais visiblement chrétien, évangélique et rationnel.
La plus grande originalité du Catharisme et qui lui a valu son étonnante adaptation à la société féodale méridionale, ce fut sa structure d'Eglise à la fois simple et souple qui cadrait parfaitement à la structure familiale.
Ce caractère affectif d'une religion fraternelle presque maternelle a favorisé la longue résistance du Catharisme Occitan contre l'interminable traque de l'Inquisition qui a affiché une bureaucratie de terreur sur une très grande période de répressions injustifiées et systématisées.
Le dernier "grand bûcher occitan" a été celui de Carcassonne en 1329.
Le dernier grand prédicateur Cathare a été Pèire Autier qui disait :
" Il y a deux églises, l'une fuit et pardonne, l'autre possède et écorche !"
Il a été brûlé vif à Toulouse en 1210.
Il y a eu l'opposition et la formidable résistance des Bons Chrétiens qui se proclamaient les héritiers directs du Christ parce qu'ils pouvaient remettre les péchés par le sacrement du baptême spirituel, pratiquer l'imposition des mains, de façon simple et sans le faste et le mystère appuyé de l'église romaine.
C'était une pratique héritée de la Pentecôte et c'est le seul sacrement qui tire son origine du Nouveau Testament et non d'une invention de la Papauté, des Pères de l'église ou de ses Conciles.
Ces croyances ne gênaient que l'Eglise Romaine, parce que ces "hérétiques" ne reconnaissaient pas le Pape.
Il a fallu la violence inouïe de l'Inquisition pour éliminer cette église dissidente.