L'histoire de la magie à travers les époques.
La pratique magique.
L'action spécifique du magicien ou du sorcier était la recherche de tout ce qui paraissait inhabituel, étrange, insolite ou différent.
Mauss l'avait constaté dans les rites oraux ou manuels parce qu'ils se déroulaient dans un monde anormal.
Le magicien choisissait certaines heures, certains jours déterminés par leur particularité.
Il affectionnait les lieux inquiétants ou le voisinage lugubre de cimetières.
L'anthropologue a noté aussi des instruments très bizarres.
Le magicien se servait toujours de ce qui paraissait le plus étrange possible. Il n'hésitait pas à se servir d'ordures, d'excréments, de sang menstruel ou d'ossements, le tout, bien entendu accompagné par des incantations incompréhensibles.
(Jules Verne - César Cascabel -Internet) Les sorciers de la tribu australienne, Wuradjeri prélevaient à un moment particulier de la nuit, un os sur un cadavre pas tout à fait décomposé et pour tuer un humain.
Ils le réduisaient en poudre, le mélangeaient à du placenta séché et le mettaient dans la nourriture de la future victime.
Cette "sorte de cuisine magique" faite d'une autre façon, pouvait avoir une puissance bénéfique suivant les représentations symboliques.
Frazer a bien démontré que par le principe de l'association des idées, la loi de la similitude fonctionnait.
Si le magicien procédait en imitant la réalité, il pouvait fabriquer une poupée d'envoûtement ressemblant à la personne à atteindre en bien ou en mal.
Il perçait la poupée avec une épingle censée blesser ou tuer, il pouvait verser de l'eau simulant la pluie demandée...et bien d'autres souhaits réalisés de cette façon.
Quand le magicien utilisait des objets ayant été en contact avec "la chose" à symboliser, il pouvait se servir de cheveux, de rognures d'ongles, de...
Et c'était l'ambiance de la cérémonie qui créait tout le contexte...
La superstition était bien ancrée dans les esprits des sociétés primitives, dans certaines tribus on évitait de manger de la tortue pour éviter d'être lent, lourd ou dur, et inversement on mangeait de l'antilope dans l'espoir de devenir rapide ou du lion pour être brave...
(Homme-Animal - emprunté à Petite Lune - Internet)
Frazer a eu trort de ramener toute la pratique magique à ces seules règles parce que si on va plus loin on se rend compte qu'il est inconcevable que la magie se cantonne dans ces symboles.
Il ne suffit pas de verser de l'eau sur une poupée pour qu'il pleuve ou de d'y planter une aiguille pour blesser ou tuer.
Il est évident que tous ces gestes prennent toute leur efficacité dans les pouvoirs spéciaux du sorcier qui les accomplit et c'est pour cette raison qu'il suit des prescriptions étranges, entonne des incantations, procède à diverse actions pour mobiliser toute sa puissance magique et aussi capter son auditoire qui vibre avec lui.
(Un chaman - Internet) La puissance magique du sorecier c'est le mana, il le mobilise au maximum pour acquérir toute la maîtrise utile et nécessaire.