(Image trouvée sur Internet, n'y voir aucune allusion... Cette image m'a parue assez drôle au premier abord...)
"autonomos" en grec signifie "qui se gouverne selon ses propres lois"
Si on se réfère à cette définition, elle dit que "l'autonomie" est en fait la capacité à obéir seulement aux règles qu'on se prescrit à soi-même!
Envisager "l'autonomie" uniquement sous cet angle entraîne une ambiguïté :
- 1 - elle est seulement une indépendance.
- 2 - elle implique la négation ou l'oubli de "l'autre".
S'il s'agit de se gouverner selon ses propres lois.... Pourquoi évoquer l'altérité ?
Et .... Si l'autre décide aussi de suivre ses propres lois ?
Comment se préserver des conflits et des violences ?
A partir du moment où "l'autonomie" renvoie au sujet en tant qu'un être rationnel et pas seulement à un individu avec des désirs et des aspirations qui peuvent être contradictoires avec celles des autres et à partir de ce moment là seulement les questions trouvent des réponses.
En tant que sujet nous nous retrouvons dans "l'autre" parce qu'il possède comme nous "la raison".
Par contre, en tant qu'individus nous nous distinguons affectivement et nous risquons toujours pour cela de tomber dans la rivalité.
Obéir à la loi que nous nous donnons à nous même, devrait nous conduire à nous accorder avec la loi que les autres se prescrivent sous le même rapport avec les mêmes raisons.
La véritable "autonomie" ne repose pas sur des lois personnelles, mais sur une dimension universelle.
Un sujet autonome peut retrouver dans la déterminations de ses propres actions, les lois auxquelles l'ensemble de l'humanité est capable d'obéir en suivant "la raison".
Le contraire de "l'autonomie" est "l'hétéronomie", c'est à dire la soumission à une autorité extérieure qui ruine la liberté, les passions ou la force...

(Plus sérieux que "Martine" - Ce livre est excellent si on aime ce genre bien entendu!)