A Toulouse.
La capitale Occitane - (4)
Simon de Montfort décide de mettre fin à cette "guerre" qui dure depuis plus d'un an et il déclenche alors une très importante offensive.

(Chat ou Chatte)
L'énorme "chat" (ou "chatte") construit pour cette occasion a été atteint à maintes reprises par les boulets des Occitans.

(Vestiges du Château Narbonnais )
Un combat absolument dantesque s'est déroulé sur le pré Montaulieu où les victoires et les défaites revenaient tantôt à l'un des camps ou à l'autre et chacun reculait ou avançait en fonction de son avantage ou de son désavantage.
Qui allait finalement être vainqueur ?
Simon de Montfort priait en ces termes : "Jésus-Christ, accordez-moi aujourd'hui de mourir sur le terrain ou d'être vainqueur."
Et ...
Il s'est élancé dans la mêlée, dans le combat...

(Une "pierrière" - Elle pouvait lancer un projectile d'1 kg à 140 km/h)
On raconte que c'est en portant secours à son frère Guy qu'il a été atteint à la tête par une pierre lancée par un mangonneau (une pierrière) manoeuvré par des femmes (25/06/1218)
(
Portrait de Simon de Montfort - Couverture du livre de M. Roquebert)
Cette mort a paralysé toute l'armée des Croisés !
Simon de Montfort a été, provisoirement inhumé dans la cathédrale de Carcassonne.

(Plus tard, un artiste a fait une représentation de la mort de S. de Montfort)
Environ un mois plus tard, sous les ordres d'Amaury de Montfort, l'armée des Croisés brûlait totalement la ville de "Toulouse Nouvelle" pour la faire disparaître et repartait.
Un an plus tard, pas plus, Toulouse a de nouveau été assiégée par le Prince Louis (futur Loui VIII).
Il n'a jamais pu s'accaparer cette belle ville.
Dix ans après, la troisième Croisade, sous les ordres d'Humbert de Beaujeu, a ravagé l'Occitanie et ce sera le Traité de Meaux qui va mettre fin au conflit.
La guerre pour briser les corps !
L'Inquisition pour "briser" les esprits !
En y ajoutant les tromperies et les infâmies...
Ecoutez plutôt !
En 1234 ...
l'horreur difficilement imaginable...
***L'évêque de Toulouse s'est rendu au chevet d'une femme âgée et mourante.
Il s'est fait passer pour un Parfait.
Elle lui a fait confiance.
Elle a été déclarée hérétique et portée dans son lit jusque sur le bûcher où elle a été brûlée vive !
En 1310 ...
Un des derniers Parfaits, a été brûlé devant la Cathédrale.
Et pourtant
Entre 1308 et 1321 ...
Vingt-quatre Parfaits sont morts sur le bûcher.